Aramis

Une vision positive et civilisée du BDSM. Soyez heureux et profitez de la vie avec panache !

28 mai 2007

COUR EUROPEENE DES DROITS DE L'HOMME & BDSM

Bonjour,

Je vais vous parler aujourd’hui d’un arrêt de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). Cet arrêt est intéressant car il aborde le cadre légal dans lequel le BDSM doit se situer. La loi ne règle pas tout, mais entre liberté et responsabilité, entre acte "normal" et acte trop dangereux, entre acte consensuel et acte contraint, il faut bien trancher et dire ou s’arrête l’un et ou commence l’abus.

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Au départ, c’est sur Wikipedia que j’étais tombé là dessus : « Dans les pays occidentaux, le sado-masochisme n'est pas interdit par la loi s'il se pratique entre partenaires adultes consentants /…/. Cependant, la Cour Européenne des Droit de l'Homme (CEDH) a statué dans l'affaire K.A. et D.D. c/Belgique le 17 février 2005 contre une pratique du sadomasochisme si la personne "esclave" demandait de façon expresse mais aussi tacite l'arrêt de ces pratiques. »

Cela m’a bien évidemment intrigué et j’ai fait quelques recherches. Je remercie cette chère Maîtresse P ( http://maitressep.over-blog.com/) pour m’avoir donné le lien qui m’a permis de retrouver l’Arrêt de la CEH. Elle a bien voulu répondre à la question déposée en ce sens sur le forum BDSM-Abus (http://bdsm-abus.positifforum.com/).

La Cour européenne des Droits de l’Homme a été créée à Strasbourg par les Etats membres du Conseil de l’Europe en 1959. Les arrêts de la Cour sont disponibles sur son site Internet (http://www.echr.coe.int) 

Je ne vais pas tout mettre ici vous trouverez le reste sur le lien :

http://www.echr.coe.int/fr/Press/2005/fev/Arr%C3%AAtdeChambreKAetADcBelgique.htm

Voici l'arrêt de la CEH :

ARRÊT DE CHAMBRE K.A. ET A.D. c. Belgique (17/02/2005) 

1.  PRICIPAUX FAITS, (voilà l’histoire !) 

Les requérants, K.A et A.D., sont deux ressortissants belges nés respectivement en 1945 et 1949 et qui habitent en Belgique. A l’époque des faits, K.A. qui était magistrat et A.D. médecin, s’adonnaient à des pratiques sadomasochistes avec l’épouse de K.A. De 1990 à 1996, ils fréquentèrent un club sadomasochiste dont les propriétaires firent l’objet d’une enquête judiciaire qui leur fut étendue. 

Le 30 septembre 1997, sur le fondement des articles 398 et 380bis du code pénal, la cour d’appel d’Anvers reconnut les requérants coupables de coups et blessures volontaires et jugea que K.A. était également coupable d’incitation à la débauche ou à la prostitution. Ce dernier fut condamné à une peine de an d’emprisonnement et 100 000 francs belges (BEF) (soit 2 478 euros (EUR)) d’amende avec sursis, assortie notamment de l’interdiction d’exercer pendant cinq ans toute fonction, emploi ou office public ; A.D. se vit quant à lui infliger un mois d’emprisonnement et 7 500 BEF (à savoir 185 EUR) d’amende avec sursis. 

S’agissant des coups et blessures, la cour d’appel nota que les requérants s’étaient livrés à des pratiques d’une extrême violence dans des locaux spécialement loués et aménagés à cet effet par eux, et que ces pratiques étaient d’ailleurs interdites par le règlement des clubs sadomasochistes précédemment fréquentés par K.A. et son épouse. 

Outre une grande cruauté, ces pratiques, qui ont été enregistrées sur des cassettes vidéo saisies lors de l’instruction, révèlent notamment que les prévenus ont plusieurs fois ignoré que leur victime suppliait qu’il soit mis un terme aux opérations en cours. La cour d’appel estima que les pratiques en question étaient tellement graves, choquantes, violentes et cruelles qu’elles portaient atteinte à la dignité humaine, et le fait que les prévenus continuaient de soutenir qu’il n’y avait ici qu’une forme d’expérience sexuelle dans le cadre du rituel du jeu sadomasochiste entre personnes majeures consentantes et dans un lieu fermé, n’y changeait rien. 

Par ailleurs, la cour d’appel estima établi que K.A. s’était également rendu coupable d’incitation à la débauche et à la prostitution, dès lors qu’il avait lui-même proposé aux dirigeants d’un club sadomasochiste que son épouse s’y livrât, comme « esclave » et moyennant rémunération, à des pratiques très violentes relevant de la débauche et de la prostitution, qu’il avait implicitement consenti à l’insertion de petites annonces dans ce but et avait fourni une aide matérielle en conduisant à quelques reprises son épouse au club en question et en allant chaque fois la rechercher et réceptionner l’argent, et cela pendant des mois. 

Note d’Aramis : Voilà de quoi faire réfléchir ceux qui pensent que le milieu BDSM et la prostitution réelle sont deux mondes bien séparés. Quand  il y a prostitution réelle d’une soumise (ou de soumis), on parle de proxénète, pas de Maître ou de Maîtresse.

Les requérants introduisirent un pourvoi en cassation qui fut rejeté par la Cour de cassation le 6 janvier 1998. Ayant relevé que K.A. avait sérieusement porté atteinte à la dignité de sa fonction de juge et que, dès lors, il n’était plus digne de l’exercer, la Cour de cassation prononça sa destitution le 25 juin 1998. Ce dernier perdit par la suite son droit à une pension de retraite du secteur public.

2.  EXTRAITS DE L’ARRÊT ET DES COMMENTAIRES DE LA CEH 

La Cour rappelle qu’il ne lui appartient pas de se prononcer sur la responsabilité pénale des requérants, cette appréciation incombant en premier lieu aux juridictions internes, mais qu’il lui incombe de s’assurer que, au moment où les accusés ont commis les actes qui ont donné lieu aux poursuites et à leur condamnation, il existait une disposition légale rendant leurs agissements punissables.

Note d’Aramis : Et oui, Tous les états se sont donnés le moyen d’intervenir si une personne, même consentante, est mise en danger.

La Cour note d’emblée que les requérants ne mettent pas en cause les dispositions sur le fondement desquelles ils ont été condamnés, mais allèguent que dans une « société permissive, libérale et individualiste », où des formes d’expérience sexuelle collective sont tolérées, le citoyen moyen ne serait plus choqué par nombre de pratiques, qui de ce fait ne devraient pas être pénalement répréhensibles. Quant à l’argument des requérants selon lequel leur condamnation n’était pas prévisible car il n’existe pas de précédent jurisprudentiel comparable, la Cour note que les pratiques en question étaient tellement violentes ‑ et donc sans doute tellement rares ‑ que l’absence de jurisprudence pertinente ne saurait guère étonner. Quoi qu’il en soit, l’absence de précédents ne pouvait être une circonstance empêchant les autorités nationales d’intervenir. Par ailleurs, quant à l’argument des requérants selon lequel ils n’auraient pas dû être condamnés car leurs victimes étaient consentantes, la Cour estime que K.A., qui était magistrat, ne pouvait ignorer le principe selon lequel le consentement de la victime n’annule ni le caractère illégal des faits, ni la culpabilité de l’auteur et, dès lors, ne constitue pas une cause de justification.

Note d’Aramis : Voilà qui réaffirme le principe selon lequel on reste responsable de ses actes. Le consentement (présumé, antérieur, ou même réaffirmé) d’une personne ne retire en rien les responsabilités de l’auteur des faits. Mais vous verrez qu’il n’y avait pas réel consentement.

Selon la Cour, deux éléments doivent être pris en considération. D’une part, il apparaît que les règles normalement reconnues pour ce genre de pratiques n’ont pas été respectées par les requérants : non seulement de grandes quantités d’alcool ont été consommées lors de ces séances, ce qui leur a fait perdre tout contrôle de la situation, mais en outre ils auraient également ignoré que la victime criait « pitié » et « stop », mots par lesquels il aurait été convenu entre les intéressés que ceux-ci devaient mettre fin aux opérations en cours. D’autre part, les requérants ont loué des lieux privés pour se livrer à leurs pratiques car ils les savaient interdites par le règlement des clubs sadomasochistes qu’ils fréquentaient jusque là. Or, les propriétaires ou gérants de ces clubs étaient et sont, du fait de leurs activités, spécialement à même d’évaluer les divers risques que peuvent comporter des pratiques sadomasochistes.

Note d’Aramis : On retrouve là une chose qui existe déjà outre-atlantique. A savoir que les bonnes pratiques BDSM sont connues et que leur non respect est interprété par la justice comme une préméditation d’un mauvais coup. On peut imaginer que la soumise était acoolisée pour l'affaiblir par exemple. Ici le safeword (mot d’arrêt) n’a pas été respecté. Ce n’est plus du BDSM, c’est donc une agression (et préméditée). Idem pour la notion de risque exagéré (donc mise en danger d’autrui).

Dans ces circonstances, les requérants ne pouvaient ignorer le risque de poursuites pour coups et blessures auxquels ils s’exposaient. La Cour tient par ailleurs à rappeler que les intéressés étaient respectivement professionnels du droit et de l’art de guérir.                                                      

La question à trancher est de savoir si l’ingérence dans le droit au respect de la vie privée des requérants était « nécessaire dans une société démocratique ». 

Le droit d’entretenir des relations sexuelles découle du droit de disposer de son corps, partie intégrante de la notion d’autonomie personnelle, laquelle notion peut s’entendre au sens du droit d’opérer des choix concernant son propre corps. Il en résulte que le droit pénal ne peut, en principe, intervenir dans le domaine des pratiques sexuelles consenties qui relèvent du libre arbitre des individus. Il faut dès lors qu’il existe des « raisons particulièrement graves » pour que soit justifiée, aux fins de l’article 8 § 2 de la Convention, une ingérence des pouvoirs publics dans le domaine de la sexualité.                                                                                                                                          

Note d’Aramis : Voilà qui précise les limites d’action d’un état en la matière. C'est aussi important ça. En angleterre des prtaquants "sains " ont eu des problèmes à une époque encore récente. Mais avec cet arrêt, les choses commencent à s'éclaircir.

En l’espèce, la Cour estime qu’en raison de la nature des faits incriminés, la condamnation des requérants n’apparaît pas être une ingérence disproportionnée dans leur droit au respect de la vie privée. Si une personne peut revendiquer le droit d’exercer des pratiques sexuelles le plus librement possible, le respect de la volonté de la « victime » de ces pratiques -dont le propre droit au libre choix d’exercice de sa sexualité doit aussi être garanti- constitue une limite à cette liberté. Or, tel ne fut pas le cas en l’espèce.

Note d’Aramis : En clair, le libre choix est inaltérable. A tout moment une personne doit avoir le moyen d’exprimer son avis et de cesser toute pratique. Vous devez donc intégrer cela dans l'oragnisation de vos pratiques. Toute forme de contrainte détournée (climat de peur, alcool etc...) sera interprétée comme une non-consensualité en cas de problème.                                                                                             

Il apparaît en effet que les engagements des requérants visant à intervenir et arrêter immédiatement les pratiques en cause lorsque la « victime » n’y consentait plus n’ont pas été respectés. De surcroît, au fil du temps, toute organisation, tout contrôle de la situation étaient devenus absents. Il y a eu une escalade de violence et les requérants ont eux-mêmes avoué qu’ils ne savaient pas où elle se serait terminée.                                                                            

Note d'Aramis : La CEH reconnaît donc laux Dominants le devoir de prendre les précautions d'organisation pour que tout se passe sans danger excessif et de façon consensuelle. C'est quand même intéressant !         

Dans ces circonstances, la Cour considère que les autorités belges étaient en droit de juger que les poursuites engagées contre les requérants et leur condamnation étaient des mesures nécessaires dans une société démocratique à la protection « des droits et libertés d’autrui ».

FIN DU TEXTE DE LA CEDH

En conclusion, je vous laisse réfléchir sur l’arrêt de la Cour Européenne. Ce qui est clair c’est que vous êtes responsables de vos actes. A tous ceux qui fantasment un peu trop, qui mélangent rêve et réalité, ou tout simplement qui ne respectent pas leur partenaire, je dirai «arrêtez de rêver ! ». Si vous faites le proxénète, vous êtes un proxénète, si vous ne respectez pas un safeword vous êtes un agresseur, si votre soumise est apeurée et n’ose pas dire stop, c’est pareil. Dans ce dernier cas par exemple c’est un refus tacite de sa part. Vous serez considéré comme le sachant pertinemment. C’est pourquoi les pratiques SS&C ont été développées. Elles protègent aussi les Maîtres et les Maîtresses. Un « safeword » respecté, l’emploi du codes des couleurs prouve au moins vos bonnes intentions. Si vous mettez une personne en danger physique ou moral (de façon grave évidemment), c’est répréhensible. Dans tous ces cas surtout, il n’est pas nécessaire que la victime porte plainte. Il suffit qu’un procureur ou les services sociaux, ou une association d’aide aux femmes victimes, décide d’intervenir.

Mais bon, en général, tout se passe au mieux pour le plaisir de chacun. La preuve, "l'est-y pas beau" ce sourire ?

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Et tout le monde a le droit de vivre ses pratiques sexuelles comme il l’entend, seulement il faut savoir que si ça ne se passe pas bien, il y a toujours des recours.

Amitiés,

Aramis.

Posté par Aramis21000 à 13:25 - 4. Une pratique sécurisée - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mai 2007

NOUVEL ALBUM

J'ai ajouté un nouvel album photo. Des suspensions. Ce genre de bondage dégage toujours une énergie esthétique, enfin je trouve. Ceci étant, c'est difficile à faire, il faut très bien répartir le poids entre les cordes et bien connaître le corps humain qui est à la fois solide et fragile. Donc à réserver aux personnes averties. Mais c'est beau à voir. De temps à autre je compléterai les autres albums. L'idée est d'avoir une trentaine de photos par album. Alors passez vérifier les mises à jour de temps en temps.

Amitiés,

Aramis

Posté par Aramis21000 à 07:49 - 7. Humeurs et divers - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 mai 2007

DEFINITION COURANTE DU BDSM (2)

2.2 Définition de Domination et Soumission                                                                                                               

Définir la Domination et la soumission en BDSM est ce qui aura été le plus difficile à faire dans cet article. Donner une définition est en soi assez simple mais les interprétions qu’on peut ensuite en tirer peuvent servir de justifications pour se livrer à des comportements néfastes. Dès qu’on parle de domination, le risque de glisser vers un concept de supériorité d’une personne sur une autre est  toujours présent. Des esprits mal intentionnés ou obtus pourraient confondre une relation D&S bâtie sur le respect avec une relation ou il existerait un être « supérieur » qui dominerait un être inférieur… Rien à voir… Je vais être clair. Les êtres humains sont égaux en droits et en devoirs. Tous les êtres humains ont la même valeur. En BDSM, que vous soyez dominant, soumis ou switch, vous avez tous la même valeur en tant qu’être humain. Voilà qui est dit. Ceci étant, les êtres humains sont tous différents. En fait chaque être humain est unique. Il est donc totalement compréhensible que deux êtres choisissent de vivre une relation (dans un cadre sécurisé, sain et consensuel) ou l’un dominera et ou l’autre sera soumis pendant des moments plus ou moins longs. La D&S n’a donc rien à voir avec la notion de supériorité d’une personne sur une autre mais au contraire la D&S à tout à voir avec la notion de complémentarité entre deux personnes qui se respectent, qui s’apprécient mutuellement et qui fondamentalement sont des égaux au regard de leur humanité. Ce préambule étant fait définissons la relation de Domination / Soumission.                                                                                                                                     

Domination et Soumission (D&S) : La D&S dans un contexte BDSM représente un ensemble de comportements et d’émotions relatifs au fait de souhaiter ou d’accepter la domination d’une personne sur une autre dans un contexte érotique ou un mode de vie.                                                                            

La D&S est souvent appelée le coté « mental » du BDSM. Jusqu’au contact physique qui peut ne pas être une nécessité (d’où notamment son développement sur internent, si une personne obéit à des instructions sur le net, c’est déjà un acte D&S). La D&S peut aussi se concrétiser par un sentiment d’appartenance très romantique, avec ou sans pratiques de B&D. Au contraire, la D&S peut aussi se matérialiser au travers d’intenses pratiques physiques qui confinent alors au sadomasochisme. En réalité ce qui compte c’est que le côté mental (et émotionnel) de la relation prime sur le reste. En D&S, chacun des partenaires prend du plaisir ou de la satisfaction érotique soit du fait de dominer son partenaire, soit du fait d’être dominé. Pour le dominant comme pour le soumis l’intérêt de la chose est donc l’échange de pouvoir consensuel qui a lieu.                                                                                                             

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Je vais encore une fois prendre des exemples un peu simplistes par souci de pédagogie. L'interdiction du port de sous-vêtements pour une femme qui suit les directives de son Maître et qui se rend à une séance, va revêtir une signification particulière. Pour faire bonne mesure ajoutons à cela l'obligation de mettre une jupe courte. Ne pas porter de culotte et de soutien-gorge symbolisera notamment que la soumise est disponible sexuellement à tout moment. Cette dernière apréciera l'idée d'être disponible sexuellement pour son Maître. Le Maître quant à lui, apréciera autant sinon plus, les efforts faits par la soumise pour vaincre sa pudeur, les efforts faits pour lui obéir, que le fait somme toute anodin, qu'elle n'ait pas de sous-vêtements et porte une jupe un peu courte. Autre exemple : un soumis engagé dans une relation D&S apréciera le sentiment d'être utile à sa Maîtresse, d'être un serviteur zélé. Il aimera cela autant que leur relation purement sexuelle qui pourrait d'ailleurs être très "vanille". Tout cela est donc très psychologique. C'est pourquoi le respect, la connaissance de soi et de son partenaire, la reconnaissance qu'on donne aux gestes de soumission réalisés sont très importants pour que la relation soit satisfaisante pour les deux partenaires. Au fond ce type de relation se nourrit d'un échange d'émotions...                                                                                                                                                

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En effet, les choses ne sont pas toujours simples. Par exemple si deux partenaires décident, après en avoir longtemps parlé, que le dominant pourra avoir des relations sexuelles avec une autre personne, cela peut avoir des conséquences inattendues. Même si la personne soumise estime qu'elle est prête à vivre cela, qu'elle le souhaite, qui sait ce qui peut se passer ? Après quelques temps, l'apparition d'un 3ème partenaire peut totalement changer la relation D&S et la briser. la personne soumise qui recherche un lien fort, une proximité (affective, cérébrale en plus d'être sexuelle) par exemple peut être totalement déstabilisée. La personne dominante peut voir baisser dans son estime le partenaire soumis et donc le délaisser et le rendre malheureux. L'esprit humain est compliqué... C'est pourquoi dans ce genre de relations, on a l'habitude de dire qu'il ne faut pas détruire ce qu'on ne peut reconstruire.                                                      

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La Domination : Il s’agit d’une pratique qui vise pour un dominant à contrôler le comportement (et donc l'esprit) d’une personne soumise dans le cadre d'une relation BDSM entre adultes consentants.               

Pour le dominant, la domination se caractérise donc par des ordres donnés, ou toute autre moyen capable de matérialiser le contrôle de l’un sur l’autre. Le B&D, le SM peuvent d’ailleurs être utilisés à cette occasion. Le plaisir de domination recherché par la personne dominante peut être uniquement en relation avec le sexe ou peut être plus large. On dit souvent que les Dominatrices insistent plus sur le plaisr d'avoir une personne dévouée à leur service et que les Dominateurs insistent plus sur le côté sexuel dans l'obéissance recherchée mais il ne faut pas généraliser. Ce qui caractérise la D&S moderne c’est que plus la domination du dominant est établie et plus les responsabilités du Maître ou de la Maîtresse augmentent. Il est le dominant, il devient aussi le garant du bien-être émotionnel de la personne soumise. C’est en cela qu’on peut parler d’échange de pouvoir équitable entre deux personnes dans un cadre sécurisé, sain et consensuel. Dans ce cas, le Maître ou la Maîtresse est donc un guide qui est capable d'orienter la relation pour éviter notamment toute blessure morale.                                                                                                            

La Soumission : Il s'agit d'une pratique ou une personne recherche et accepte de se soumettre à son partenaire dans le cadre d'une relation BDSM entre adultes consentants. Cette soumission se matérialise par des sentiments plus ou moins fort de la volonté d'être dirigée chez la personne soumise et par des actes d’obéissance.                                                                                                                                                 

Le plaisir de la soumission vient du fait que la personne soumise aprécie de ne plus avoir de volonté propre (dans une certaine mesure) de ne plus avoir à faire de choix. Mais il ne s'agit pas de se transformer en légume sans volonté. Contrairement à ce qu'on pense habituellement, les personnes soumises ont en général beaucoup de caractère et de volonté. Mais ces personnes ont besoin de "lâcher prise", de s'en remettre à une personne de confiance. Vu du côté de la soumission, en échange d’une position enviée de soumission et d’une confiance qu’il peut réellement placer dans son dominant le soumis ou la soumise se doit de satisfaire le dominant en lui obéissant et en lui procurant un certain nombre de satisfactions. Mais procurer ces satisfactions aux dominants est en soi un plaisir dans la mesure ou en échange il existe une proximité affective forte avec le dominant. Bref, un retour émotionnel, des preuves de  "reconnaissance" données par le dominant sont indispensables. En effet, du côté de la personne soumise on joue avec des notions comme l'estime de soi, le besoin de proximité affective, le droit d'exister pour quelqu'un etc...                  

Le danger de la soumission c'est de confondre besoins et desirs (ou fantasmes). Bref, un soumis peut accepter ou même demander des choses qui ne lui ressemblent pas. Une personne qui souhaite explorer ses envies et ses penchants de soumission doit choisir un Maître réellement de confiance qui saura la guider avec  respect et en toute sécurité.

A venir 2.3 Définition du Sado-Masochisme, 3. Définition du BDSM et du triange BDSM

Posté par Aramis21000 à 11:41 - 3. Le BDSM c'est quoi ? - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 mai 2007

PHOTOS ET TEXTES

Bonjour,

Juste un petit billet pour vous donner une idée de ce que je vais mettre dans ce Blog. Les textes un peu "travaillés" seront constitués par des articles qui feront entre 500 et 1000 mots, illustrés éventuellement de photos ou de dessins. Mais ne vous attendez pas à y lire mes aventures dans le détail (même si je peux y faire allusion). On peut échanger et informer de diverses manières. Il est possible de livrer les expériences qu'on est en train de vivre, on peut livrer le fruit de ses expériences passées ou on peut apporter un éclairage un peu synthétique sur différentes choses.

Bien évidemment nous sommes un peu le fruit de nos expériences mais cela n'empêche pas d'esayer d'être plus vaste dans son approche. J'essaie donc dans mes articles d'information d'être le plus large et synthétique possible. En revanche, d'autres parties de ce blog sont plus personnelles et refléteront donc des goûts, des penchants ou des récits plus personnels (Les parties "Humeurs", "Arts et lettres" etc).

Pour les photos, il faut encore que je pauffine le choix des photos présentées. Des images qui "dégagent quelque chose", mais qui ne doivent pas choquer sur un site ouvert à tous vents (même si il est en catégorie adulte) et le tout sans censurer les différentes facettes du BDSM. Ce n'est pas simple à trouver...

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Un joli cadeau tout juste déballé ! Comme ce blog tout neuf. - Cliquez sur l'image pour l'agrandir

A bientôt pour la suite de ce Blog.

Cordialement,

Aramis

Posté par Aramis21000 à 08:00 - 2. Qui suis-je et philosophie de ce blog - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 mai 2007

DEFINITION COURANTE DU BDSM (1)

note pour les lecteurs et lectrices : Bien que j'essaie de faire court, je vais devoir publier en plusieurs fois...

1. LE PROBLEME DE LA DEFINITION                                                                                                            

Il est difficile de donner de but en blanc une définition simple du BDSM. Tout simplement parce que les avis divergent sur le sujet. De plus, il existe différentes façons (morales, philosophiques, médicales, psychanalytiques ou psychologiques, éthiques ou érotiques…) d’aborder ce domaine qui a beaucoup évolué au cours des époques. Toutefois, ces études (historiques ou scientifiques) intéressantes du point de vue intellectuel, sont de peu d’utilité d’un point de vue pratique. Il serait même néfaste d'en tenir compte pour parler de la situation actuelle qui est inserrée dans une société du 21ème siècle. De même la littérature érotique ou plus récemment la bande dessinée, la photographie et le cinéma ont fait une place assez importante au fantasmes SM dans toute une série d’œuvre artistiques. Le problème c’est que ces œuvres n’ont rien à voir avec le BDSM concret au sens ou elles ne présentent que la part fantasmée du BDSM. Ces pourquoi ces références ne peuvent servir de base élaborer une définition du BDSM réel. En réalité, un véritable tournant a été pris après la révolution sexuelle des années 1960-1970 qui a rendu certaines choses possibles grâce à l’abolition d’un certain nombre de tabous sexuels dans notre société. Aujourd'hui le BDSM est une activité réalisée entre adltes consentants avec tout ce que cela suppose de complémentarité entre deux partenaires qui se respectent, avec donc tout ce que cela suppose aussi de respect mutuel, de sécurité et de maîtrise de soi.                                    

La façon la plus actuelle de définir le BDSM est donc simplement de se réferrer aux pratiques réalisées. Cette définition a donc au moins l'avantage de mettre tout le monde d'accord. Et ces pratiques sont réalisées dans un contexte qui les rend admissible par notre société, ou au minimum par une morale respectueuse de la personne. C'est l'association de ces deux éléments qui permettra de donner une définition réaliste (sinon exacte) du BDSM.                                          

Rappel : Pour être clair vis à vis des lecteurs non pratiquants, je rappelle que toute relation doit être basée sur la confiance, le respect et l'accord des partenaires. Nul n'a le droit de contraindre une personne à faire quelque chose qu'elle n'a pas envie de faire ou ne veut pas faire.  Chacun a droit à sa liberté de décision, à ses choix.                                                                                                                                                                        

2. UNE DEFINITION PAR LES PRATIQUES REALISEES                                                                            

Les lettres BDSM  sont utilisées comme les abréviations de Bondage (pour B), Discipline ou Domination (pour D), et enfin Sado-Masochisme (pour SM). En fait c’est un peu plus large que cela. On considère aujourd’hui trois grandes familles d’activités en BDSM : Bondage et Discipline (B&D), Domination et Soumission (D&S) et enfin Sado-Masochisme (SM).

2.1 Définition de Bondage et Discipline

Bondage : Réaliser un bondage c’est le fait de réduire les mouvements d’une personne dans un but érotique en utilisant des liens variés. Bondage vient du verbe anglais « to bound » (lier).

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Bondage et fessée à la brosse, c'est Bettie Page qui domine (pour une fois...) - Cliquez l'image pour l'agrandir.

L’heure de gloire du bondage a commencé auprès du grand public en occident avec les photos et les dessins de John Willie (né dans l’île anglo-normande de Jersey, puis émigré en Australie et enfin  aux Etats-Unis). Il est l’auteur de la bande dessinée « Gwendolyne ». Le mannequin et modèle le plus célèbre du bondage reste incontestablement Bettie Page avec le style incomparable de perversité et d’humour qu’elle a su donner à ses poses. Mais le bondage peut aussi être extrêmement technique et maintenu sur de longues durées. Cela nécessite évidemment beaucoup de savoir faire dans ce cas. Une fois la personne attachée, elle est évidemment disponible pour toute une série d’activités érotiques. Il ne faut pas oublier non plus le Shibari, version japonaise du bondage qui est très ancien. Ses racines remontent au XVème ou XVIème siècle, c'était un ensemble de techniques destinées à attacher les prisonniers. Puis au  XVIIème siècle le "Hojutsu" (ancètre du Shibari) est codifié et possède notamment les règles suivantes : ne pas permettre au prisonnier de se glisser hors de ses liens, ne pas causer de séquelles physiques ou mentals, ne pas divulguer les techniques utilisées, faire en sorte que le résultat soit agréable à regarder. C'est ce qui explique que le Shibari aujourd'hui soit aussi esthétique, mais aussi très technique.

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Un exemple de Shibari - Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Discipline : Ce terme fait référence à l’imposition de règles de comportement à l’encontre d’une personne soumise. Ce terme fait aussi référence aux « punitions » utilisées pour renforcer l’application des règles édictées.

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Besoin d'un peu de Discipline ? La fessée va suivre... - Cliquez sur l'image pour l'agrandir

En termes d’intensité, parler de B&D sans ajouter le terme SM suggère généralement des pratiques ou la douleur ressentie est légère, plus symbolique que réelle. Toutefois une distinction est nécessaire pour savoir de quoi on parle. Dans certains cas, la discipline et les « punitions » ne sont utilisées que pour le plaisir érotique de la personne soumise (et du Maître ou de la Maîtresse). Les punitions sont donc de fausses punitions. Je m’explique avec un exemple vraiment caricatural : au cours d’une séance vous prévoyez de réaliser une scène ou un "employeur exigeant" dirige une "soubrette". Il est évident que les règles de comportement utilisées et l’inévitable fessée (provoquée par une faute imaginaire) ne sont là que pour générer un plaisir érotique mutuel. La discipline  et la « punition » ne sont là que pour donner du piment à une scène érotique. Dans d’autres cas au contraire, la discipline imposée à une personne soumise (comprenez en réalité choisie par la personne soumise) est une vraie discipline, librement consentie (et totalement désirée). Cela s'applique par exemple à des personnes qui souhaitent "vivre" le rôle de soubrette (ou de serviteur) et pas seulement vivre une petite scène érotique. En cas de manquement aux règles, les punitions sont là dans ce cas pour corriger efficacement une attitude inadaptée (dans le cadre de limites consensuellement établies et des désirs de chacun cela va sans dire). Donc attention au double sens du mot discipline. Dans le second cas on est autant dans le domaine de la Domination et de la Soumission que dans le B&D.

A venir : 2.2 Définition de Domination et Soumission

Posté par Aramis21000 à 17:33 - 3. Le BDSM c'est quoi ? - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 mai 2007

L’EMBLEME DU BDSM

Ce texte est la traduction et la synthèse de plusieurs textes du "BDSM emblem project" (1) et de différents textes d'information sur la signification de l'emblème du BDSM.

L’emblème du BDSM ne possède pas une signification évidente pour le grand public. Il a en effet été conçu pour être énigmatique et ainsi pour ne pas choquer une personne qui ne connaît pas le BDSM. Les « vanilles » (personnes pratiquant des relations amoureuses classiques)  qu’il n’est pas nécessaire de choquer par une attitude provocante n’y verront qu’un bijou (un médaillon) esthétique. Pour qui connaît le BDSM, l’emblème du BDSM est plein de sens.

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Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Les trois divisions du médaillon représentent plusieurs « triptyques » symboliques du BDSM.

En premier lieu les trois divisions du médaillon représentent les trois grandes familles d’activités du BDSM : Bondage et Discipline (B&D), Domination et Soumission (D&S) et enfin Sado-Masochisme (SM).

En second lieu les trois divisons du médaillon représentent les trois fondements du comportement BDSM : un comportement et une pratique « Safe, Sane and Consensual » (pratique Sécurisée, Saine et Consensuelle : SS&C).

En troisième lieu, les trois divisions de cet emblème représentent la division de notre communauté entre Dominants, Soumis et Switch. Un switch est une personne qui peut être ou dominante ou soumise en fonction de son partenaire

C’est ce troisième symbolisme qui donne un sens aux trois vides placés sur le médaillon (un  trou par compartiment). Comme le BDSM est au minimum un jeu érotique et à son paroxysme une relation fusionnelle totale et particulière, les «vides »  représentent l’incomplétude de chacun (dominant, soumis, switch) sans son complément. Ainsi, pour se réaliser, chacun doit voir ses besoins comblés par un  partenaire complémentaire. Le BDSM ne se pratique pas seul. C’est un échange.

La ressemblance avec une variation à trois branches du symbole du Ying et du Yang n’est pas accidentelle. Comme pour le symbole du Ying et du Yang, les séparations en ligne courbes entre les partitions du médaillon représentent le fait que les frontières entre B&D, D&S et SM  ne sont pas brutales et que ces familles de pratiques s’interpénètrent.

Le métal du médaillon et sa couleur métallique symbolisent les chaînes et les fers de la servitude en BDSM. La surface des 3 partitions intérieures du médaillon sont de couleur noire pour célébrer le versant obscur, mais maîtrisé, de la sexualité en BDSM.

Les lignes de séparation incurvées peuvent être vues comme une description stylisée d’un fouet en action ou l’image d’un bras en mouvement lors d’une fessée érotique. Le cercle qui entoure l’ensemble représente naturellement l’unité de l’ensemble de notre communauté qui protège et accueille librement ses membres.

L’emblème du BDSM a été déposé en 1995 et est protégé par copyright par Quagmyr@aol.com  afin de protéger cet emblème. Toutefois il est utilisable librement pour toute utilisation non commerciale et toute utilisation à but d’information au sein de la communauté BDSM.

Si ce symbole est relativement récent c’est qu’il est le fruit de près 25 ans d’évolution. Entre 1981 (début de la gestation du mouvement SS&C) et 1995, il y a eu près d’un quart de siècle d’essais empiriques pour appliquer et développer de façon ouverte les principes du BDSM sécurisé, sain et consensuel. Ces essais ont permis de dégager des techniques, des modes de comportement individuels, des modes de relation entre partenaires qui ont fait avancer les choses en les portant à la connaissance de pratiquants toujours plus nombreux. Ces évolutions ont en quelque sorte été synthétisées puis intégrées à l’emblème du BDSM. Entendons nous bien, le BDSM n'a pas été inventé il y a 25 ou 30 ans, mais le BDSM est aujourd'hui démocratisé et trouve sa place dans notre société moderne et libre. Il ne s'agit pas d'opposer anciens et modernes mais plutôt de présenter un label, une démarche gage de sécurité et de réussite. le BDSM et son emblème se sont donc inscrits dans une évolution des moeurs et de la société vers une plus grande liberté. L'emblème du BDSM est donc synonyme de BDSM "sécurisé, sain et consensuel", une pratique acceptée par la société avec une vision positive du BDSM. Qui oserait prôner une attitude différente ? Il y a encore du chemin à faire pour lutter contre une certaine méfiance de nos contemporains. Mais justement défendre une démarche sécurisée et repectueuse ne peut faire qu'avancer les choses, quelque soient vos particularités, elles peuvent s'inscrire dans ce cadre.

Meilleures salutaions,

Aramis,

Ref. Webliographiques : (1) http://emblemproject.sagcs.net/

Posté par Aramis21000 à 00:35 - 3. Le BDSM c'est quoi ? - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 mai 2007

LES FONDAMENTAUX A CONNAîTRE

Ce texte est avant tout destiné aux personnes qui veulent débuter en BDSM ou qui se posent la question légitime "comment font-ils ?". En BDSM les gens sont libres. A ma connaissance chacun à le droit de vivre sa vie et sa sexualité comme il l'entend (sous réserve que cela soit légal). Ceci étant il y a un certain nombre de choses qui sont communes à tous les pratiquants un tant soi peu responsables. Disons que ce sont des choses qu'il est indispensable de connaître pour éviter de faire des erreurs. Ensuite le simple bon sens vous incitera à employer ces pratiques une fois que vous en aurez compris l'utilité.

Alors qu'estce que cette boite à outils minimale dans laquelle il faut puiser ? On peut faire la liste de son contenu d'une façon très simple. En premier lieu il faut situer le contexte dans lequel on agit en sachant répondre à certaines questions :

1. C'est quoi le BDSM et quelles sont ses limites ? (voir la partie Le BDSM c'est quoi ?)

2. Pourquoi on parle de BDSM "sécurisé, sain et consensuel" entre personnes complémentaires (dominants, soumis et "switch") ? (voir la partie Le BDSM c'est quoi ?)

3. C'est quoi une pratique réellement consensuelle ? (ça veut dire quoi "entre adultes consentants" ?).

4. Quelle genre de personne soumise ou de personne dominante êtes-vous ? Il s'agit d'éviter les malentendus sur ce qui est recherché par les différents acteurs de cet univers.

Puis viennent un certains nombre d'outils plus pratiques qu'il convient d'utiliser. Ces outils sont universels et leur emploi montre de façon formelle que vous pratiquez en respectant votre partenaire et sans piège. N'oubliez JAMAIS que vous êtes responsables de vos actes et le bon emploi de ces outils est le gage de votre bonne foi quand à la consensualité de vos activités. Ces outils vous aideront aussi à dialoguer avec votre partenaire et ainsi aller vers un certain épanouissement de votre relation ou tout simplement ces outils vous permettront de trouver plus de plaisir dans vos activités BDSM. Ces outils sont :

5. Le safeword et le safesignal : preuves sans ambiguïté de la consensualité mais participent aussi à la sécurité des actes.

6. Des limites consensuelles à respecter : la négociation d'avant séance, le scénario de la séance ou  encore le contrat de soumission.

7. L'après-séance : débriefing et retour au calme essentiel pour un BDSM sain, pour l'orientation de votre relation et tout simplement pour exprimer ce qui vous a plu ou moins plu.

Quelque soit votre expérience, quelques soient vos partenaires, ils connaîtront ces éléments. Si vos partenaires prétendent ne pas les connaître ou estimer qu'il sont inutiles, refusez de pratiquer avec ces gens. Cela signifie qu'ils refusent de pratiquer dans un cadre sain et consensuel. Malheureusement de tels personnes existent, ces gens font souvent des dégats et nuisent à la bonne réputation d'une pratique dont le seul but est de se faire du bien.

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Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Eventuellement je vous présenterai un outil non indispensable mais très utile :

8. le code des couleurs.

Avec ce bagage là, vous pouvez démarrer sainement. Mais surtout ce bagage-là restera valable quelque soient vos choix ultérieurs en terme de pratiques. Vous noterez que je ne vous parle pas de martinet, de menottes, de pinces ou de choses de ce genres. ça c'est de la technique, presque du détail. D'ailleurs le côté "sécurité" matérielle est en général traité au fil des articles techniques. Vous aprofondirez vous mêmes le maniement de ses instruments en fonction de vos préférences personnelles. On ne fait pas n'importe quoi évidemment mais reportez-vous à la partie "techniques" de ce site ou d'un autre site similaire et vous aurez les explications nécessaires.

A un moment donné vous vous interrogerez sans doute sur vous-même et ce sur ce que vous faites. Je ne pense pas qu'il soit indispensable de faire une introspection pour commencer à faire du BDSM. Mais il peut être utile de s'interroger pour déterminer si ce que vous faites est "sain" ou non pour vous (chaque personne est différente). Pour cela il faut savoir un peu comment l'esprit humain fonctionne mais ce n'est pas indispensable de se prendre la tête avec des questions compliquées. Toutefois vous trouverez dans ce site un minimum d'éléments de psychologie pour essayer de détecter si ce que vous faites est bon pour vous ou bien si cela risque de vous poser des problèmes.

9. Qu'est-ce qu'un BDSM sain ?

Il y aurait beaucoup d'autres choses à dire et écrire. Disons que c'est là une première volée d'articles qui posent les fondations d'une pratique BDSM. Oh je n'invente rien, je ne fais que reformuler ce qui existe et essayer de donner une cohérence globale à l'ensemble. Surtout j'essaie de replacer le BDSM dans la société moderne et libre qu'est la notre.

Après cette série d'articles sur les éléments fondamentaux de la sécurité en BDSM d'autres viendront qui porteront sur le façon de faire des rencontres par exemple. Comment prendre les précautions nécessaires pour faire une rencontre dans la confiance, c'est important. Ensuite nous verrons... Il ya tant à écrire.

Cordialement,

Aramis

Posté par Aramis21000 à 17:47 - 4. Une pratique sécurisée - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 mai 2007

AVERTISSEMENT - SITE RESERVE AUX ADULTES

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Posté par Aramis21000 à 14:15 - 1. Avertissement - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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