Aramis

Une vision positive et civilisée du BDSM. Soyez heureux et profitez de la vie avec panache !

21 octobre 2007

Petits échanges entre amis

Bonjour à toutes et tous,

Voilà, mon papier sur le safeword était quasiment prêt seulement le sujet vient d’être lancé sur le forum abus-bdsm. Alors allez déjà lire ce qu’il se dit là-bas sur le sujet et participer aux échanges. http://bdsm-abus.positifforum.com/la-securite-f17/le-safeword-t249.htm#4701. Je posterai mon article plus tard.

Alors quelques petites nouvelles d’un autre ordre. Commençons par des statistiques. Je n’en parle jamais alors pour une fois allons-y. Depuis septembre il  y a en moyenne 40 à 50 visiteurs par jour et chaque lecteur regarde en moyenne 6,5 pages du site. Et bien cela me va parfaitement. Je vais continuer à étoffer les pages du blog et lorsque le contenu sera plus conséquent je rechercherai peut-être des référencements pour avoir plus de visiteurs.

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Enfin, je vais faire une petite réponse ici aux derniers commentaires postés sur le précédent article. Plutôt qu'une réponse, il s'agit d'un échange car c'est tout l'intérêt d'un blog : pouvoir échanger avec ses amis et ses lecteurs.

A Elle_à_Lui et Valmont : Oui c’est vrai le Québec était en avance sur nous dans la diffusion nécessaire d’une image positive et saine des personnes soumises en général et des femmes soumises en particulier. Merci d’avoir complété si utilement mon article. Chère Elle_à_lui, il est vrai qu’avant Aurora de nombreuses femmes ont crié, comme vous le dites avec humour « stop à la soumise carpette ». Et vous et moi savons que ce n’était pas facile.  Vous (et vos consœurs d’avant Aurora) avez courageusement lutté pour montrer qu’une soumise est avant tout une femme et qu’elle est là pour s’épanouir et non se faire détruire. Maintenant comme l’a dit Perséphone, il n’y avait pas de site Web en France sur ce thème si bien que je ne vous connaissez pas à l’époque. D’ailleurs moi, en ces temps là, je me contentais de vivre ma vie de mon côté sans trop me poser de questions et simplement en essayant de me comporter loyalement et correctement.

A Perséphone et à Lui : Je vous remercie de ces mots qui me touchent. Vous savez j’essaie juste de mettre des mots sur des choses qui me semblent des évidences et de les faire partager à mes lecteurs.

Au Duc Léto : Mon cher ami j’ai bien lu votre maxime Zen. J’avoue que je ne comprends pas très bien le rapport avec moi. Je n’ai jamais mis un pied dans un monastère. Mais si on va par là, il y a un film qui s'appelle la 36ème chambre qui traite de ce sujet et qui est passé sur ARTE récemment dans le cadre d’un cycle sur les films chinois. Je préfère la conclusion de ce film là.

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Ma chère Calypso, ce que vous dites est superbe alors permettez-moi de le recopier intégralement. Peut-être est-ce le moment pour vous et votre Dom justement de relire ces lignes et d’en apprécier toute la douceur et la profondeur chère Calypso. Vous écrivez :

« Cher Aramis, Il est vrai que je suis toute novice dans le BDSM, et soumise depuis 7 mois grand max' mais ma soumission ne m'a jamais semblé être en mesure d'être un obstacle à ma liberté d'être humain. Il me semble au contraire n'avoir jamais été moins contrainte que depuis que j'assume mes envies D/s dans le miroir le matin en me maquillant. Cela me donne des ailes et me renforce tant dans mon travail que dans ma vie sociale. De plus, cela me permet de mieux me connaitre, avec mes failles et mes limites.
Voilà, juste quelques pensées un peu en désordre.

Amitiés
Calypso »

Chère Calypso continuez… dans le bon sens. Communiquez avec votre  "Lui" surtout. Il a besoin de savoir pour réussir.

Voilà, j’en ai terminé pour aujourd’hui.

Amitiés,

Aramis

Posté par Aramis21000 à 21:29 - 7. Humeurs et divers - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 octobre 2007

Divagations et réflexions

Bonjour à toutes et tous,


Je vous écrit juste un petit post en passant. Je n’ai pas disposé d’assez de temps pour écrire un article assez fouillé sur un des sujets que je traite habituellement. Je vais donc répondre ici, ou plutôt qu’une réponse, préciser ma pensée sur un point ou deux. J’aurais pu le faire dans la rubrique « commentaires » de mes articles précédents mais finalement je vais en faire un petit article.

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On me demande pourquoi il est nécessaire de reprendre des choses qui semblent « évidentes » pour beaucoup, ou plutôt qui semblent aller d’elles-mêmes sans qu’il soit nécessaire de les formuler. Fondamentalement je ne suis pas de cet avis. Je crois que le BDSM a souffert trop longtemps d’une approche générale qui l’a présenté comme une pratique très intellectualiste, du moins en France, ou simplement comme un prolongement de pratiques « libertines » (le mot « libertine » étant pris avec sa signification « moderne »). Et par le fait le BDSM était présenté comme allant de soi. Or il n’en est rien. Je respecte totalement ceux qui ont une vie heureuse et qui s’épanouissent dans leur passion. Mais dès qu’on entre dans la pratique de cette activité de toute façon il y a des choses qu’il faut apprendre. J’ai déjà écrit un texte sur l’importance de l’apprentissage initial quelque soit le domaine (BDSM ou non) pour une personne. On ne peut pas écrire et lire partout que c’est à chacun de se faire son opinion en cherchant ses informations et en même temps expliquer que les-dites informations vont de soi. C’est sur la base de ce constat (entre autres choses) que ce blog a vu le jour. Des centaines et des centaines de pages dans d’autres langues que la notre expliquent comment on fait une rencontre en toute sécurité, comment on s’y retrouve dans tous les champs différents du BDSM en fonction de nos besoins. Or en Français, seuls quelques auteurs ont fait l’effort de rédiger une présentation de ces mêmes éléments.

J’ajouterai que côté « soumises » il a fallu attendre Aurora pour qu’enfin une voix différente se fasse entendre et que les femmes puissent se rendre compte qu’on pouvait être femme, être soumise, être intelligente , respectée et bien dans sa vie. Auparavant, ce n’était que pathos et dévalorisation à tous les étages dans la façon dont les soumises étaient présentées sur le net. Aujourd’hui d’autres femmes soumises osent montrer une image de soumise  libre, forte et respectée. Ceci étant il est clair que du chemin reste à faire pour que les images et les textes véhiculés un peu partout permettent à tout un chacun de se positionner dans une pratique qui lui convient et qu’il ait les informations nécessaires à une pratique sécurisée. Comme me l’a écrit « m » il convient de remettre 100 fois son ouvrage sur le métier.

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Je prolongerai ce petit texte en parlant d’humanisme, de philosophie et de sagesse. Là il ne s’agit plus de BDSM, mais de démarche personnelle ou de réflexion individuelle. Oui, notre chère Volcane a raison lorsqu’elle m’écrit : « Sagesse et Philosophie sont cependant synonyme initialement ( philo/sophia = amour de la sagesse)...Une philosophe, amoureuse de la sagesse et de la connaissance (ce qui englobe toutes les sciences, humaines, épistémologiques, scientifiques, artistiques etc...) ». Seulement depuis bien longtemps une seule personne n’est plus capable a elle seule d’assimiler toutes les connaissances humaines. Cela a eu logiquement pour conséquence que les philosophes (au sens restreint et moderne du terme) ne comprennent pas grand chose aux implications des notions scientifiques modernes. De même les scientifiques actuels sont incapables d’utiliser efficacement les thèmes de la philosophie moderne. Je pourrais faire la même démonstration en parlant de sciences humaines etc… Bref, si moi je parle de sagesse, c’est que la sagesse d’une personne ne dépend pas de la quantité d’information qu’elle est capable d’assimiler. Accepter le fait qu’on ne peut tout savoir (d’une part la somme des connaissances humaines est immense et d’autre part elle reste imparfaite) ce n’est pas se complaire dans une impossibilité à progresser en tant que personne. En effet, acquérir une certaine sagesse, c’est à la portée de tous. Certains sont plus doués que d’autres pour cela c’est évident. Mais que cela passe par le dialogue, que cela passe par des connaissances et des concepts ou que cela passe par une expérience vécue, tout le monde est capable d’acquérir une certaine sagesse. Il n'y a donc pas ceux qui savent d'un côté et les autres, il ya ceux qui savent vivre... et les autres, ce qui est très différent. Oh ! Cette réflexion personnelle sur ce thème ne va pas très loin. C’est juste une petite chose que je me suis dite à moi-même et que je vous fais maintenant partager.

Alors Volcane a ajouté autre choses dans son commentaire (j’en profite pour la remercier d’ailleurs) : « Le savoir, comme le sm...n'a d'autres limites que soi-même et notre degré d'ouverture. Et bien sûr il implique, comme vous le dîtes très justement, une "conscience" tout comme la pratique de jeux sm, conscience et attention à soi et à l'autre, autrement dit "humanisme". »

C’est extrêmement intéressant et cela prolonge mon propos précédent. L’humanisme… Oui c’est pour moi une évidence. L’humanisme est une valeur à laquelle je tiens. J’espère que cela transparaît dans mes textes. Toutefois, c’est une notion bien vague… Pratiquer avec « humanisme », cela veut dire quoi ? C’est tout comme pratiquer avec « respect » ? Il est juste de dire que si on ne pose pas de limites « a priori » à la pratique (autres que "soi-même" et son degré d’ouverture), la pratique ne peut être sécurisée qu’a condition de contrebalancer cela par une « conscience » personnelle (au sens de « Science sans Conscience n’est que ruine de l’âme »), une éthique ou un humanisme à toute épreuve. Je crois comprendre que c’est le sens des propos de Volcane. Je le répète je conçois que cette approche puisse se justifier mais je ne la partage pas. J’aime à penser que je suis humaniste, toutefois je préfère que les limites de ce qu’il est possible de faire ou pas (dans l’absolu) soient posées et bien comprises à l’avance. Une espèce de « cadre » éthique si on veut. La définition de ce cadre repose entre autre sur une vision humaniste de l’être humain, mais aussi sur la réalité des recours contre les dérives possibles et de la désignation claire du responsable d'un abus (ce qui suppose de définir ce qui est abusif). Mon expérience, mes dialogues, m’ont toujours montré que ne pas poser de limites a priori (autres que reposant sur la capacité d’un ou de plusieurs individus de prendre du recul par rapport à une situation) n’était pas une solution de sagesse. Je me situe dans une approche disons plus « épidémiologique », plus sociologique ou pragmatique, que philosophique dans ma description de l’univers BDSM. D’ou aussi mon choix du mot « sagesse » dans mon commentaire. Par conséquent, il y a bien des limites à respecter autres que liées à la volonté des individus dans le BDSM car tout cerveau peut déraper un jour. Il y a des limites légales aussi car tous les êtres humains ne sont pas bienveillants et il y a des limites autres que celles que nous fixons nous-mêmes parceque personne ne mérite d’être une victime.

Amitiés,

Aramis

Posté par Aramis21000 à 11:38 - 7. Humeurs et divers - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 octobre 2007

Coïncidence ou imposture ? un autre Aramis !

Ah, Il fallait bien que ça arrive un jour… On vient de m'avertir qu'on trouve des "posts" d'"Aramis" dans des endroits ou je n'écris JAMAIS. Bien évidemment cela peut être une simple coincidence (et renseignements pris c’en est une).


Alors que tout le monde le sache ! Je n'écris QUE sur mon blog  http://aramisbdsm.canalblog.com/, sur le forum abus-bdsm http://bdsm-abus.positifforum.com et éventuellement sur le forum EAVP ou je suis inscrit. Je mets aussi des commentaires sur certains blogs BDSM d’amis que je connais mais c’est tout !


Nul part ailleurs (et surtout pas là ou on m’a dit avoir vu mon pseudo) vous ne trouverez de message qui soit de moi !

J’ai pour règle d’avoir clairement positionné ce que je fais sur internet. Je fais un blog personnel qui s’adresse à des gens intéressés par les même sujets que moi et c’est tout.  Cela ne va pas au delà ! Ma seule action  en dehors de cela est auprès du forum bdsm-abus en tant que modérateur et uniquement dans ce cadre.  Veuillez me signaler tout message en dehors de ce cadre qui pourrait sembler écrit par une personne m’ayant subtilisé mon pseudo. D’avance, Merci.

J’allais ce matin (on est vendredi) creuser un peu la question quand j’ai trouvé un commentaire de Jessica qui me donnait l’explication. Elle a effectivement trouvé un blog rédigé par une personne dont le pseudo est Aramis. Il s’agit d’un blog qui traite de questions de société et de politique. Il semble bien que ce soit lui qui ait posté sur le site « d’Arrêt sur Images ». Un pseudo n’est pas une propriété privée, loin de là. Seulement un post signé « Aramis » et qui parle de l’affaire Alègre et des « affaires » de Toulouse, avouez que qu’un lecteur lambda pourrait se demander si ce n’est pas moi qui l’ai rédigé. Et bien non.  Alors concernant cette affaire, ou les affaires de Toulouse (forcement, je m’en suis tenu informé), je vous suggère si vous voulez vous informer d’aller sur le site de l’association des familles des victimes http://www.stopaloubli.org/ . Pour être franc, j’ai moi aussi été déçu par le débat sur France 2 qui ne parlait pas des vraies victimes de l’affaire Alègre n°1 ou des dysfonctionnements judiciaires à Toulouse (voir le site de stop à l’oubli).

Voilà une chose qui semble donc claire, j’ai ré-édité mon post pour  apporter ces quelques précisions.

Et Merci de votre aide les amies, vous êtes des filles géniales ! Je laisse la photo de fessée, l’enlever ça ce serait une punition.

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Amitiés,

Aramis

Posté par Aramis21000 à 17:54 - 7. Humeurs et divers - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 septembre 2007

Les 7 révélations

Bonjour à toutes et tous,

Au cours de l’été un jeu a couru sur les blogs. Il s’agissait, pour l’auteur d’un blog,  de révéler 7 secrets le concernant. Une fois cela fait, l’auteur en question « mouillait » 7 de ses amis qui a leur tour devaient en faire autant.

Et moi c’est une auteure qui ma mis dans ce coup là. J’ai nommé, Perséphone. Je vais donc vous révéler, bien tardivement 7 secrets sur moi-même. J'espère que mes admiratrices se sentent déjà toutes troublées à l'idée d'en savoir un peu plus sur mon auguste personne... Hein ? Non, Ah pas du tout ? Oui bon ben on a le droit de rêver un peu quoi. Alors voici des scoops que vous ne verrez même pas dans Paris-Match, Voici ou Gala, car j'ai refusé les interviews.

Secret n°1 : Je me suis rendu compte des envies BDSM entre l’âge de 13 et 15 ans. Voilà, c'est dit et on ne me posera plus la question je pense.

Secret n°2 : J’ai commencé concrètement à pratiquer à l’âge de 20 ans. Par "concrètement", j'entends bien des travaux pratiques suivis avec une partenaire bien réelle (je sais que c'est redondant, mais comme cela j'espère que le message est bien passé).

Secret n° 3 : J’ai beaucoup pratiqué les jeux de rôles dans ma jeunesse (ah ! Merci Tolkien et Garry Gigax !)

Secret n°4 : Les genres littéraires que je préfère sont la SF et l’héroic fantasy, mais je n’ai plus trop le temps d’en Lire (Aïe ça se gâte, dans le BDSM en général, il vaut mieux aimer le dernier mouvement littéraire à la mode).

Secret n°5 : Je préfère la science à la littérature et aux arts en général. Je préfère la psychologie à la philosophie, mais par dessus tout je préfère la sagesse. Ben oui la science sans sagesse, ça ne mène nulle part. Ceci étant, aimer la science c’est aussi savoir qu’on ne saura jamais tout.

Secret n°6 : Je vais dire un peu l’opposé de ce que je viens d'écrire. Parfois un poème, une photo ou une peinture me touchent particulièrement. En fait dans ce domaine, je suis très instinctif.

Secret n°7 : J’aime les femmes et le bonheur… Ah ? Vous vous en doutiez ?

Amitiés,

Aramis

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Posté par Aramis21000 à 15:37 - 7. Humeurs et divers - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 septembre 2007

LES CODES DE SECURITE EN BDSM (1)

J’ai repris en partie des textes venant d'un site dont je vous donne le lien : http://maitresse-ange.hautetfort.com/. Ceci étant il semblerait que l'inspiration initiale (en français) vienne de chez http://mehere.free.fr/alamut/. De toute façon on traite de choses basiques là donc qu'on retrouve partout.

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1. POURQUOI LES CODES DE SECURITE ?

Toute pratique en BDSM peut comporter des risques physiques ou moraux. Pour pouvoir réagir au plus vite tout en ne bridant pas le déroulement d’une séance, deux outils ont été mis au points : Le «safeword» ou mot d’arrêt, ainsi que son équivalent gestuel («safesignal») et le code des couleurs. Disons que l’emploi d’un safeword est obligatoire (garantie de la consensualité des actes) et que celle du code des couleurs est facultative mais elle comporte énormément d’avantages. Rappelons-le sans safeword, un « non » reste un « non ». Sans safeword, vous entrez dans un monde flou ou personne ne sait vraiment si ce que vous faites est une activité entre adultes consentants ou bien si c’est quelque chose qui peut déraper à tout instant vers un acte non consensuel. Le rôle du safeword est qu’une fois prononcé par la personne soumise, l’activité doit immédiatement cesser et la personne doit être libérée de ses liens éventuels. Que la raison de l’arrêt soit liée à son envie de cesser  l’activité ou qu’il y ait un problème de sécurité, peu importe, toute prolongation de l’action, une fois le safeword prononcé, serait une agression physique, bref une action non consensuelle et pénalement répréhensible. Nous verrons comment l’utiliser et comment ne pas le détourner de son usage. Si un Dominant refuse d’employer un safeword, vous pouvez douter de sa volonté de rester consensuel avec vous… C’est probablement quelqu’un qui va essayer de vous manipuler ou d’instaurer un climat malsain de crainte dans votre relation. Donc fuyez-le ! Evidemment, si un Dominant ne respecte pas un safeword, il ne s’agit plus d’un Maître ou d’une Maîtresse, mais juste d’un agresseur sexuel. Voilà, c’est dit ! Le code des couleurs répond lui au besoin très simple de savoir s’il faut intensifier la pratique (elle s’ennuie la soumise là ?) ou de ralentir l’allure. En effet, les réactions du partenaire ne sont pas toujours évidentes à interpréter. Le code des couleurs permet donc de se renseigner sur le ressenti de la personne soumise rapidement et sans gêner le déroulement des activités en cours.

Sans l’utilisation de ces codes de sécurité (code des couleur et safeword), le ou la soumise ne s’abandonneront jamais totalement, et sans abandon et mise en confiance totale il ne peut être question de séance réussie. En effet comment plonger au cœur d’une séance, tant qu’il y aura une partie, de l’esprit de votre partenaire soumis  qui se posera la question de la préservation de son intégrité physique ou mentale. La confiance, si elle se sait méritée, est la seule clef qui ouvre la porte qui permet de pratiquer pleinement. Or, ces codes de sécurité sont les outils concrets qui permettent à un Dominant, non seulement de prouver à la personne soumise qu’elle mérite sa confiance, mais aussi d’estimer précisément le ressenti de la personne soumise au cours d’une activité. Comment Dominer au mieux si on se demande toujours quel est le ressenti de son partenaire ? Enfin, même au début, pour une petite fessée, vous verrez qu’employer ces codes de sécurité vous aidera à progresser quelque soit votre rôle (Dom ou soum).

Lorsque la relation entre le ou la dominatrice et le ou la soumise sera fusionnelle, que leur relation sera forte et pleine d’empathie, donc réelle ; lorsque donc la relation sera effective ,  le ou la soumise n’utiliseront probabalement  plus que le code ROUGE et le SAFEWORD. Mais il est fondamental de comprendre que l’existence de ces codes est la preuve tangible que même si vous vivez des choses fortes avec votre partenaire, vous vous situez tous les deux dans le cadre d’une relation que vous voulez sécurisée, saine et consensuelle. Ce positionnement (distancié) est très important pour préserver votre intégrité psychologique.

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2. CODES DE COULEUR

L’emploi du code des couleurs est très simple. A tout moment, la personne Dominante pourra poser la question « Couleur ? » à la personne soumise, qui aura alors l’obligation de répondre par la couleur qui indique son état d’esprit du moment, en accord avec les codes décrits ci-après, et sans jamais mentir. Donc question : Couleur ? Réponses possibles : « Vert », « Orange » ou « Rouge ».

La personne soumise pourra également, si elle le juge approprié, donner spontanément à son partenaire des indications sur son état émotionnel à travers un de ces codes de couleurs. Dans l’idéal, les codes de couleur devraient être considérés comme des indications données en dehors de toute conversation, immédiatement oubliés, comme une lecture instantanée qui n’appelle aucune discussion, aucun commentaire, mais simplement une orientation pour la suite des évènements.

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L’action peut continuer sans aucun problème, la personne soumise se sent très à l’aise. A là limite, peut-être faut-il intensifier la pratique. Le code « Vert » en revanche est approprié pour des période de repos.

Orange

L’action s’intensifie, en bien ou en mal, mais peut se poursuivre sans aucun problème. L’orange n’indique pas ici qu’il faut ralentir ou s’arrêter, mais plutôt poursuivre… en veillant toutefois peut-être à ne pas augmenter trop rapidement l’intensité de l’action. De par le paradoxe du BDSM, l’orange représente une sorte d’idéal… le vert pourrait signifier accélérer,  quand l’orange marquerait l’équilibre dans lequel la personne soumise se sent basculer dans la soumission, le fameux passage de pouvoir…

Rouge

L’action devient trop intense, et la personne soumise préfèrerait la voir se ralentir. Le rouge n’a pas valeur de safeword : si le plaisir du partenaire est de continuer l’action, voire même de l’intensifier, il en a le plein pouvoir, tout en sachant que son plaisir commence peut-être à se faire au détriment de sa partenaire. Toutefois, tant que le safeword n’est pas prononcé, l’accord est implicitement donné par la personne soumise pour que l’action se poursuive.

Il est à noter que le code « rouge » peut être utilisé par la personne soumise pour signifier à son partenaire qu’elle va peut-être prononcer son safeword : bien souvent en BDSM, une situation difficile à supporter est aussi une situation que l’on a des réticences à quitter, et l’activité peut alors devenir dangereuse… la personne soumise hésitera moins à dire spontanément « Rouge » – qui n’arrête pas l’action mais la ralentit – qu’à prononcer son safeword. Charge alors au dominant, selon l’action, de juger de la suite à adopter : continuer, ralentir, parler, placer un moment de tendresse…

Pourquoi est-ce que je décris d’abord le code des couleurs au lieu de parler d’abord du safeword ? Et bien parce qu’insidieusement, je suis en train de vous montrer que dans une pratique BDSM, qui doit être consensuelle, il n’y a pas de demi mesure. Toute personne soumise qui craindrait d’exprimer un ressenti, qui aurait peur de refuser ou de cesser une activité (craignant une punition en raison de son refus par exemple), et bien toute personne dans cette situation est victime d’un abus sexuel. Et oui ! On voit encore des soumises qui ont peur de dire «stop» ou «pas ça» parce que leur «Dom» les menace d'une «punition de représailles» par la suite. Il est évident que ce genre de procédé qui distille de la crainte est à l’opposé d’une pratique consensuelle. Or employer le code des couleurs, apprendre à l’utiliser, c’est vous mettre tout de suite en dehors du champ des abus potentiels. Et oui, puisque le principe est de baser son action sur le ressenti de la personne soumise, les deux partenaires se placent d’emblée dans le cadre d’une action sécurisée, saine et consensuelle.

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Amitiés ,

Aramis

A suivre : Le Safeword.

Posté par Aramis21000 à 16:24 - 4. Une pratique sécurisée - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 septembre 2007

Programme d'automne

Bonjour à toutes et tous,

D’abord quelques petites images pour égayer cette rentrée qui semble bien morose. Aurions-nous manqué de soleil cet été ? On va dire que c’est mon cadeau de rentrée pour redonner le sourire à ceux qui me lisent.

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Je vais donc vous annoncer l’essentiel des réjouissances pour le trimestre qui vient. Je vais tranquillement terminer des articles sur des éléments de base pour que tout un chacun puisse pratiquer avec son partenaire dans les meilleures conditions. Probablement en me lisant, des personnes expérimentées diront que cela ne va pas très loin tout ça, que c’est trop « terre  à terre ». Et au fond, elles n’auront pas tort. Toutefois, il faut souvent en revenir aux bases, aux fondamentaux. Parfois une théorie, une « philosophie », un univers fantasmatique trop prenant risque de vous faire perdre contact avec la réalité. Il suffit donc d’en revenir aux choses fondamentales. Mais qu’appelle-t-on des choses fondamentales ? Vous verrez, que j’essaie de rendre l’ensemble des données que je vous présente, cohérentes entre elles. En effet, parfois on oppose à tord la liberté et la sécurité par exemple… On oppose l’abandon et la responsabilité, on oppose soumission et libre arbitre, on oppose libre-arbitre et passions (je sais cher ami, ce n’est pas simple mais nous verrons dans l’article sur la consensualité éclairée). Bref, ces paradoxes ne sont possibles que parce que la réflexion alors s’immisce, par un artifice rhétorique, en dehors du cadre sécurisé, sain et consensuel de la pratique. Bref, tout ne se vaut pas. Pour ne pas faire d’erreur d’interprétation, les concepts, les valeurs qu’on pose, doivent être hiérarchisées. On pratique dans un cadre donné et si on tombe sur une espèce de paradoxe dans les choix que vous devez faire, à un conflit entre « valeurs », il faut donner la priorité à ce qui est placé plus haut dans la hiérarchie d’une pratique. Le plus fondamental a été posé dans la définition du BDSM (ça je l'ai déjà fait, ouf !).  Le reste sera en cohérence avec cela et en accord avec les droits de tout être humain et en respectant sa sécurité.

Je publierai donc des choses toutes simples pour commencer sur le « code des couleurs » et sur le « safeword ». Seulement comme je me suis appuyé notamment dur des textes d’une relation à moi, je préfère lui demander si elle souhaite être citée ou si elle veut un lien vers son site. Je vais donc peut-être attendre sa réponse.

Pour le reste du programme, je l’ai annoncé dans un des premiers posts sur mon blog.

Amitiés,

Aramis

Posté par Aramis21000 à 09:46 - 4. Une pratique sécurisée - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 septembre 2007

Rentrée, roulements de tambours !

Bonjour à toutes et à tous,

La rentrée est déjà loin. Si je reprends seulement aujourd’hui le cours de mon blog c’est que les modérateurs et modératrices du forum bdsm-abus ont été bien occupés depuis début septembre. Oui nous avons bien travaillé. Je sais que je m’envoie des fleurs, c’est un peu facile car je suis dans le lot, mais cela fait toujours plaisir.

Nous avons un tchatt rénové (merci Elle_à_Lui), nous avons une boite aux lettres accessible à tous (bdsmabu@voila.fr) et totalement anonyme. Nous avons aussi ajouté quelques petites choses qui nous sont bien utiles pour faire tourner ce forum.

Nous avons bien travaillé, mais en fait c’est un plaisir. En effet, je passe mon temps (si j’ose dire) aux côtés de nos chères animatrices : Elle-à-Lui, Shilane et Isa… un rêve quoi. Je n’oublie pas Phil qui est, il est vrai, moins bavard que moi (ça c’est plutôt facile) mais qui a plein d’autres talents (n’est-ce pas Shilane). Et puis il y en a d’autres qui ne sont pas animateurs mais qui sont tout aussi présents.

Nos archives ne sont peut-être pas parfaitement ordonnées, mais si vous ressentez un malaise, si vous vous posez des questions, venez lire tous ces témoignages, ces informations qui sont là, à portée de main.

Vous pouvez évidemment poser une question dans le forum et vous verrez, d’autres personnes partageront leur expérience, leur vécu, avec vous. Ce forum est fait pour que tout un chacun puisse s’informer et il est aussi fait pour venir en aide aux personnes victimes d’abus. Alors vous pouvez aussi vous adresser directement aux modératrices et modérateurs du forum, vous pouvez aussi nous écrire sur notre adresse mail.

Enfin, tous les mardis soirs, le tchatt est ouvert et un sujet particulier est traité. C’est un lieu ou vous pouvez vous exprimer librement, en toute simplicité. Cela permet de se libérer parfois de choses lourdes à porter pour certains, cela permet aussi de débattre ou encore de s’informer rapidement et de façon interactive sur des points importants pour une pratique sécurisée, saine et consensuelle.

Voilà, je vous rappelle le lien :

http://bdsm-abus.positifforum.com/

Si je commence mon « année » comme cela, c’est parce qu’en vieux mousquetaire du net je sens que c’est le moment de rappeler que la liberté ne se négocie pas. Je parle d’une liberté raisonnable bien évidemment. La liberté voyez-vous chers amis est une chose qui ne s’use que si on ne s’en sert pas. La liberté d’expression, la liberté de disposer librement de son corps, le droit à une vie privée, sont des droits. En face il y a des devoirs évidemment, d’ou le discours sécurisé, sain et consensuel sur le BDSM. Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit.

Il s’agit de justice. Oui en BDSM comme ailleurs il y a des victimes et ces victimes ont le droit de réclamer que la justice leur soit rendue. Alors, oui, si nous pouvons contribuer à ce que des victimes témoignent nous aurons atteint notre but.

Mais le plus important peut-être c’est la prévention. Un certain Piaget, bien connu des psychologues, a montré que lors d’un apprentissage (quelque soit le sujet, qu’il s’agisse de cuisine, de maths ou de n’importe quoi), l’être humain commence par tester toute sortes d’hypothèses, il expérimente, bref, il se fait son opinion. Puis cela se fige et, sauf bouleversement significatif, il va conserver une vision « figée » de ce qu’il a appris. Cela devient alors un « pré-jugé » en quelque sorte, un schéma de pensée auquel il se référera en oubliant un peu son esprit critique. C’est là toute l’importance de bien commencer en BDSM. Si vous partez avec des notions « malsaines », autodestructrices sur le sujet, vous garderez cette vision. Seulement au début, comme ce n’est que le début, vous n’aurez pas d’ennuis. Donc beaucoup de futures victimes partent avec un vision destructrice du BDSM du genre un romantisme noir et des fantasmes autodestructeurs… Comme au début vous ne ferez que panpan cul-cul rien ne viendra vous alerter. Puis vous irez dans le mur… Un problème, une agression physique se produira, un malaise psychologique arrivera, or vous n’aurez pas appris à détecter les signaux d’alerte, vous n’aurez pas appris à dire « Non » (à vous même et aux autres) quand il le faut. Au contraire les messages délirants inscrits dans vos schémas mentaux lors de votre apprentissage initial (du genre une soumise n’a aucun droit ou encore un Maître peut tout faire etc), vous mettront en porte-à-faux. D’un côté votre instinct de survie vous dira que cela ne va pas, que vous êtes triste, que votre personnalité sombre. Mais de l’autre le travail de sape de votre mauvais apprentissage aura neutralisé pour un temps votre esprit critique. C’est ce qu’on appelle un conditionnement. Au contraire si vous démarrez en ayant une vision et une information saine sur le sujet, cet apprentissage vous protégera tout au long de votre existence. N’oubliez jamais que vous êtes une personne humaine et que vous êtes là pour vous faire du bien. On peut vivre des choses fortes mais en toute sécurité. Et notre rôle à nous c’est de vous passer suffisamment d’informations pour que vous vous faisiez votre propre opinion de la chose. Je ne prétends pas avoir toujours raison mais au moins l’essentiel c’est que chacun puisse avoir les bonnes informations et se fasse son opinion lors de sa découverte du BDSM. Une vraie information, cela fait partie aussi de la consensualité des actes et c’est indispensable à une pratique saine.

Alors même si ça dérange, même si ce n’est pas facile, il va falloir que les censeurs dinosauresques de nos sociétés hypocrites, que les manipulateurs sectaires qui font le malheur des personnes soumise, que ceux qui n’écoutent que leurs bas-instincts s’y fassent. Le monde évolue et tient à sa liberté. Souvent on assiste a des débats ou des désaccords sur le net, c’est normal, c’est même lié au fait que les échanges sont uniquement « écrits » et ne sont pas immédiats. L’essentiel est que tous les cœurs généreux et braves travaillent dans le même sens. Comment ? Oh c’est très simple et à la portée de toutes et tous, il suffit de soi-même se comporter correctement, en soumise responsable ou en Dom respectueux et honorable. Faire cela c’est déjà donner l’exemple. Donner l’exemple, c’est aussi apprendre à d’autres à bien commencer. Et comme les gens qui veulent le bien de leur partenaire sont plus nombreux que les autres, les résultats seront inexorablement au rendez-vous.

Et puis c’est-y pas beau le bonheur ? Hein ? regardez-moi ses yeux…

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Bonne rentrée à toutes et tous,

Amitiés

Aramis

Posté par Aramis21000 à 16:36 - 7. Humeurs et divers - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juillet 2007

DEFINITION COURANTE DU BDSM (4)

3. DEFINITION DU BDSM

A la lecture des textes précédents vous voyez qu’il n’est pas si aisé de donner de but en blanc une définition simple du BDSM. Ou alors ce serait utiliser des mots dont le sens n’est pas clair. Comme je vous le disais, la façon la plus actuelle de définir le BDSM est donc simplement de se référer aux pratiques réalisées. Cette définition a donc au moins l'avantage de mettre tout le monde d'accord. Et ces pratiques sont réalisées dans un contexte qui les rend admissible par notre société, ou au minimum par une morale respectueuse de la personne. C'est ainsi que l'association de ces deux éléments qui permettra de donner une définition réaliste (sinon exacte) du BDSM.

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La définition que je peux maintenant donner n’est pas de moi. A la suite d’échanges avec une personne que je respecte beaucoup, même si nos avis divergent parfois, je me suis dit que finalement c’était ça. Le hic, c’est que je suis obligé de faire confiance à ma mémoire car ça fait un bail que nous en avons parlé et j’ai perdu une partie de mes archives. Alors disons que je vais essayer de la restituer au mieux.

Définition du BDSM : Le BDSM est une activité réalisée entre adultes consentants qui comporte des pratiques de bondage et de discipline (B&D), de domination et de soumission (D&S) ou de sado-masochisme (SM)  et qui n'engendre aucun préjudice physique ou moral aux pratiquants ou au public présent.

Maintenant que les termes B&D, D&S et SM ont été précisés et des exemples fournis, cette définition peut prendre un sens. L’idée de ne pas causer de préjudice à son partenaire (dominant ou soumis) est aussi fondamentale. C’est ce qui rend cette activité respectueuse de la personne. J'ai bien écrit Dominant ou soumis. En effet, ce n'est pas toujours la personne soumise qui subit un préjudice. Evidemment une erreur technique du Dominant peut créer une blessure et c'est d'abord à cela qu'on pense. Auquel cas la personne dominante doit logiquement faire marcher son assurance. Mais parfois aussi les Dominants vivent des événements qui posent problème. L'exemple classique est le Dominant qui est harcelé par dépit amoureux par une personne soumise. Ou encore je vais prendre un exemple qui s'est passé pas très loin de chez moi. Un soumis plutôt expérimenté demande à son épouse de le dominer. Elle accepte et ma foi les choses se passent bien sauf qu'elle aime rester une dominatrice assez "soft". Puis son mari arrive à la convaincre d'aller beaucoup plus loin, il souhaite montrer à son épouse dominante jusqu'ou il aime les humiliations. Et bien là les problèmes sont arrivés sous la forme d'une sévère dépression nerveuse qui a touché l'épouse dominante, totalement désorientée dans son couple. Ils sont allés trop loin. Dans ce cas, c'est bien la persone dominante qui a été victime d'un préjudice. Comme quoi les choses sont assez subtiles en BDSM. Si ce couple avait pu lire cette définition, et y réfléchir, peut-être que les choses se seraient passées différemment.

La définition qui vient d'être donnée place aussi de fait le BDSM dans un cadre légal (au moins dans les pays « libres » occidentaux). Tant qu’aucun préjudice n’est causé, vous pouvez disposer de votre corps comme vous l’entendez. J’attire votre attention sur le fait qu’on parle aussi du public présent. Effectivement, il faut penser que la vision de pratiques BDSM peut choquer et donc il ne faut pas l’imposer à ceux qui ne le souhaitent pas ou encore a ceux à qui cela ne ferait pas de bien.

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Par conséquent toute personne qui sortirait de ce cadre ne pourrait pas prétendre faire du BDSM. La définition est assez large pour permettre aux gens civilisés d’y trouver leur bonheur. Il me semble que les seuls qui sont exclus par cette définition, sont ceux qui veulent porter un « préjudice » réel à leur partenaire soumis ou dominant (en l’occurrence partenaire qui devient une victime) ou qui sont victimes d’un penchant exagéré pour l’autodestruction. Vouloir réellement infliger ou recevoir des sévices qui laissent des séquelles réels et durables, physiques ou mentales, relève en effet d'une pathologie mentale et non d'activités BDSM. Je ne parle pas là de fantasmes ou d'oeuvres de fiction, à je parle de la pratique réelle et concrète.

Il reste un terme dans la définition qui ne tombe pas sous le sens. C’est le terme « entre adultes consentants ». Contrairement aux apparences, l’aspect consensuel des actes, ce n’est pas simplement, pour une personne de plus de 18 ans, dire « oui » ou ne pas dire « non ». Cela doit être fait par une personne disposant de toutes ses facultés et qui est réellement informée. En BDSM, on parle de consensualité éclairée. C’est une notion dont nous reparlerons dans un autre article. Il faudra bien ça pour en faire le tour. En effet, c'est l'aspect consensuel des choses le point faible du BDSM. C'est une notion claire... à condition de l'avoir comprise. Ce thème sera donc l'objet d'un article dans la catégorie "C'est quoi le BDSM ?" tellement c'est lié à la nature de cette activité.

Mais vous n'êtes pas sans outils pour mettre en application la définition du BDSM que je viens de donner. Par exemple, la façon la plus courante de mettre en application cette définition est de parler de BDSM sécurisé, sain et consensuel (BDSM "safe, sane and consensual"). Ce n’est pas vraiment un hasard si ces deux terminologies se recouvrent. Finalement, c’est la même idée à la base. Par exemple, si vous préparez une activité BDSM, demandez vous d’abord comment vous garantirez que cela sera consensuel du début à la fin (entre adultes consentants), puis vérifiez que cela sera sain pour les personnes présentes (pas de préjudice moral) et enfin le plus simple, organisez la sécurité pratique de l’activité (pas de préjudice physique). Voilà, c’est tout simple.

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(clin d'oeil suite à un commentaire laissé sur un précédent message)


Enfin sachez qu’au sein du BDSM, chacun peut doser comme il l’entend ses pratiques entre B&D, D&S et SM. On a l’habitude de représenter ce dosage sous la forme d’un triangle, le
triangle BDSM. Nous en reparlerons.Mais chaque chose en son temps.

Amitiés,

Aramis

PS : Incroyabel ! je l'ai fait en seulement 1000 mots.

Posté par Aramis21000 à 22:32 - 3. Le BDSM c'est quoi ? - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 juillet 2007

Comme un début de semaine

Pffff, comme quoi la programmation ça se perd quand on ne pratique pas. Enfin, l’essentiel est d’arriver à quelque chose qui fonctionne sur ce nouvel habillage de blog. Il ne reste qu’un problème de fond lié à canalblog lui-même (si la page est trop longue, la colonne de droite est déplacée) mais comme c’est canalblog qui découpe les pages à afficher c’est un peu compliqué.

Voici juste une photo ou on lit toute la charmante naïveté des années 70 (oh comme le modèle fait bien semblant !) et un dessin plus ancien (ces dames ont l’air très concentrées sur ce qu’elles font !).


aaaabbbb

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Aramis.

Posté par Aramis21000 à 18:11 - 7. Humeurs et divers - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 juillet 2007

C'est reparti !

Bonjour à toutes et tous,

Mon blog affiche une nouvelle tenue, un nouveau décor. Ce décor je le dois à Perséphone que je remercie du fond du coeur. Elle a fait un travail digne de l'artiste qu'elle est. Pour la bannière elle réalisé des photos originales puis un travail de montage et de traitement qui donne le résultat que vous voyez.

Le reste du blog est maintennant grâce à elle en html et elle a du  s'y reprendre en plusieurs fois en raison de petits soucis techniques inattendus. Je vous invite tous à aller visiter son site ou elle expose son travail d'artiste et de photographe.

http://persephonehades.canalblog.com

Il reste quelques petites choses à régler. Notamment il peut arriver que selon la taille des écrans (en particulier sur les ordinateurs portables, selon peut-être les versions d'IE, ou selon votre fournisseur d'accès) les pages ne s'affichent pas totalement correctement. Selon que vous êtes en plein écran ou pas, par exemple, le fond en vélin du texte est décalé à gauche. Ou encore le contenu de la colonne de gauche apparaît à droite tout en bas après les messages qui sont à l'écran.

Si c'est le cas sur vos écrans, avertissez-moi, cela m'aidera à corriger le défaut mais je crois que pour 95 % des lecteurs le problème ne se pose pas.

Il me reste donc à me remettre au travail et à écrire ici comme je le faisais jusqu'à présent. Voici donc quelques dossiers "graphiques" sur lesquels je vous propose de "travailler" dans l'immédiat. J'espère que pour commencer la semaine, cela ne sera pas trop désagréable pour vos yeux :

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Amitiés,

Aramis

Posté par Aramis21000 à 10:54 - 7. Humeurs et divers - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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